Le site de Lesches-en-Diois se caractérise par un plateau à une altitude moyenne d’environ 1000 mètres sur lequel se trouve le village coincé entre la montagne du Puy qui le domine à 1550 m, au nord,  et, au sud, le dôme marneux de Chaitieu au sommet plat.

Cet aspect si particulier est le résultat de l’évolution de la région au cours de l’Ère Secondaire, c’est-à-dire aux temps lointains compris entre – 235 et – 65 millions d’années…

Dès le début de cette période, la mer commence à envahir le territoire drômois jusqu’à le recouvrir vers le Jurassique si bien qu’ au Jurassique Supérieur, un océan s’étend en lieu et place des Alpes. Dans la profonde fosse de 4000 m, dite « vocontienne », où se trouvaient le Diois et les Baronnies, la sédimentation fossilifère est très active et se poursuit au Crétacé avec les dépôts calcaires et marneux gris bleus.

Ensuite, sous l’effet des considérables poussées pyrénéenne et alpine, ces fonds marins sédimentaires fragiles et tendres vont se soulever puis se plisser  tandis que les futures régions dioises émergeant vont se dessiner au fil du temps sous l’effet de l’érosion des cours d’eau qui percent les dômes et les transforment en cuvettes.

L’ère Tertiaire sera celle des éruptions volcaniques et surtout du soulèvement des Alpes et du retrait de la mer vers la Camargue.

Cette présence d’eau pendant des millions d’années explique ainsi la découverte de fossiles dans ces marnes du Secondaire dont le Père Froment a réuni une riche collection. A Lesches, Chaitieu et le col de Gras sont deux sites où ils peuvent notamment être retrouvés même s’il y en a beaucoup moins que jadis…

Le Diois est donc caractérisé géologiquement par des marnes et des couches marno-calcaires fragiles sur une base calcaire tithonique peu épaisse et peu dense. Les vues des cartes postales anciennes leschoises, tant de Chaitieu comme du Puy (étendue blanche en face sud et falaises de l’ubac), donnent une idée de cette structure géologique.

Elle explique aussi la fragilité de ces terrains qui ne demandent qu’à glisser et s’effondrer comme en témoignent les fameuses catastrophes naturelles du Claps au XV ème siècle, de La Bâtie-des-Fonds en 1936 et de la vallée de Boulc en 1994.

A Lesches, il a toujours été transmis de génération en génération que le village était implanté plus haut qu’actuellement mais que suite à un glissement de terrain, il avait été reconstruit un peu plus bas.

La géologie du Haut-Diois est d’ailleurs si particulière qu’elle a toujours attiré les géologues français et aussi étrangers si bien qu’au début des années 1980, Lesches et Beaumont furent même cités lors d’un congrés de géologie au Québec .

Quant au peuplement de la région, l’implantation réelle d’hommes et de femmes remonte au néolithique vers 4500 av. J.-C. avec les premiers cultivateurs et éleveurs. Sur le plateau leschois et particulièrement sur Frédière des vestiges de cette époque-là ont d’ailleurs été plusieurs fois retrouvés comme l’attestent les pièces en silex photographiées.

Pié Plat Frédière

Il existe même le long de la lisière du bois situé sur le flanc nord-est de Pié Plat et en amont du champ de Frédière, un mur néolithique aujourd’hui caché par la végétation. Dans ce champ, se trouvent aussi  trois “foyers” arrondis où la couleur de l’herbe est différente et la neige fond plus précocement.

Haches outils préhistoriques

 

 

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