La municipalité gère par l’intermédiaire d’une régie la distribution, le relevé des consommations, l’entretien des réseaux d’eau potable et d’assainissement. La facturation est prise en charge par la  Trésorerie de Châtillon/ Luc-en-Diois.

Depuis 1953, date du raccordement  de toutes les maisons au réseau d’eau courante, sont également à disposition du public deux lavoirs municipaux, l’un situé au bord de la route, en face de l’église et l’autre en haut du village. Avant cette date, les villageois tiraient leur eau de trois fontaines dont une seule reste encore alimentée, la Grande Fontaine, restaurée en 2006.

L’eau arrive du captage d’une source à l’ubac du Puy à la limite de la commune de Boulc, elle franchit ensuite le col Maur et descend  pour être  stockée dans deux réservoirs  situés au dessus du village, au lieu-dit “le Clap”. Ces réservoirs ont été redimensionnés en 2010 (?).  C’est sous la mandature du maire Georges Reymond que l’aménagement de la source  située au pied des falaises de la Queue du Plat et sa station de pompage électrique ont été réalisés. Cette installation permet, en période de sécheresse, de compléter l’approvisionnent en eau du village et d’assurer ainsi la continuité du service.

l’église vue du Charel 1961.Buses du tout-à-l’égout

C’est aussi à l’initiative de ce maire que le village a été doté d’un réseau de tout-à-l’égout qui amena les sanitaires dans l’ habitat même si la “cabane au fond du jardin” continua à vivre encore longtemps.

Coin privé

Ce réseau a fonctionné pendant des dizaines d’années jusqu’à ce que son exploration par caméra impose sa rénovation durant le printemps et l’été 2012. C’est ainsi qu’ont été remplacés six cents mètres de réseau auxquels ont été ajoutés deux nouveaux collecteurs de transit de sept cents mètres et un déversoir d’orage. A cette occasion, des portions de canalisation d’eau potable présentant des fuites ont été changées. L’opération a été réalisée principalement par l’entreprise Brun de Beaurières en collaboration avec la société Fraboulet, sous la maîtrise d’oeuvre du cabinet SED. C’est grâce à un emprunt de la commune mais surtout grâce aux quatre-vingts pour cents de subventions très diverses que le village a pu moderniser tout son réseau.

Mais, une fois ce chantier achevé, un autre devait commencer dès l’automne 2012: la création d’une station d’épuration biologique des eaux usées.

station d’épuration

En effet, la loi sur l’eau, rappelée en 2011 par le Préfet à la municipalité, impose de les traiter avant rejet dans un ruisseau, comme celui de la Fayore. Le choix s’est alors porté sur une méthode originale par macrophytes et bactéries, qui a nécessité des tranchées dans les champs au pied de la colline de Chaitieu jusqu’à l’emplacement de la station au pied de son versant ouest, à la source du ruisseau. Les eaux s’écoulent lentement par gravité de bassin en bassin, bénéficiant d’une épuration par des bactéries non pathogènes dégradant les matières organiques suivie d’un passage dans le bassin de roseaux plantés sur un lit filtrant (macrophytes).

Les roseaux

Ces végétaux supérieurs au système racinaire très développé  facilitent l’oxygénation des filtres et donc le développement des micro-organismes. L’avantage est que cette action se poursuit toute l’année, même en hiver, grâce à une constante croissance des rhizomes. Qui plus est, sous l’action du vent, le mouvement des tiges et des racines des roseaux évite le colmatage des filtres par les boues. Bien entendu, le fond des bassins est étanché pour empêcher les infiltrations dans le sol, tout le dispositif est clôturé et depuis la mise en service de la station en 2014-2015, les fosses septiques ont disparu des habitations. Quant au système, il est suivi et contrôlé par une technicienne spécialisée.

L’implantation d’une telle station d’épuration des eaux usées dans un petit village de montagne s’inscrit totalement dans une politique de développement durable à l’impact environnemental particulièrement réduit. Son rendement est optimisé et son entretien minime d’autant plus que la production des boues est faible et que leur évacuation n’est à réaliser qu’après plusieurs années de fonctionnement.

Il convient de signaler aussi que des toilettes publiques ainsi qu’une douche dans le lavoir du Charel sont à disposition.

 

 

 

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