L’agriculture, l’élevage et le paysage

L’activité agricole, principale activité économique du village, a beaucoup évolué au fil des siècles en fonction de facteurs socio-économiques et humains.

Aujourd’hui, elle n’est plus exercée que par quelques familles d’agriculteurs qui détiennent la quasi-totalité du patrimoine foncier non bâti. Sous la conduite du Conseil général de la Drôme, l’ensemble des terrains agricoles et forestiers a bénéficié, au début du XXI ème siècle, d’une opération de regroupement des parcelles autour de ce petit noyau d’agriculteurs. Ce remembrement, devenu indispensable en raison de la forte mécanisation de la profession, modifie le paysage avec l’important agrandissement de la surface des champs, la forte régression des haies et les coupes de bois.

Très diversifiée et tournée vers l’autosuffisance alimentaire durant les siècles derniers,  l’activité de ces familles se concentre, de nos jours, surtout  autour de l’élevage bovin et quelque peu ovin et de la production de fourrages et de céréales (de nature biologique à 90 °/°). Des cultures nouvelles apparaissent chaque année (tournesol, quinoa…) et des tentatives de productions biologiques de plantes recherchées par les industries cosmétique et pharmaceutique (sauge, calendula…) voient aussi le jour.

Il reste aussi  encore çà et là quelques arbres fruitiers sauvages (cognassiers, pruniers, pommiers, poiriers), des cerisiers et aussi des noyers.

Début mai 2011 Cognassiers en fleurs

Ce plateau est recouvert de prairies actuellement livrées à un troupeau de vaches et à deux petits troupeaux de moutons et travaillées pour la production de foins destinés à la vente. A présent, ils ne sont plus gardés par un berger mais passent régulièrement d’un pré délimité par une clôture électrifiée à un autre ; pour assurer aussi leur protection contre les regrettables et dommageables attaques de loup des chiens patous se mêlent aussi aux animaux.

panneau d’avertissement sur les patous

Aujourd’hui les troupeaux n’étant plus aussi nombreux qu’auparavant, le désherbage des champs en jachère et des dernières zones herbeuses du village est confié à des poneys parqués eux aussi.

Poneys au pied de Chaitieu

De mai à octobre, les tracteurs et les différents matériels agricoles modernes utilisés dans la coupe du foin, le séchage, le conditionnement et le transport de fourrages, traversent régulièrement le village et vont et viennent dans les champs.

Les tracteurs et les foins 21.06.2014

Les champs de céréales se colorent au rythme des saisons passant, à l’automne, du marron brunâtre des terres fraîchement labourées  au vert tendre des jeunes pousses et changeant progressivement du vert, au jaune et à l’ocre du printemps jusqu’au temps de la moisson en juillet- août.

En ce début du XXIème siècle, en fin juillet et en août, quelques rares champs de lavande, vestiges d’une époque florissante, colorent encore les coteaux ensoleillés mais dorénavant elle est surtout ramassée à la machine et non plus à la faucille hormis pour des demandes très particulières avec un conditionnement en cagettes de cinq kilos. En revanche, si la mécanisation facilite le travail des agriculteurs, elle a aussi son revers car elle entraîne une perte considérable d’abeilles, déjà agressées par ailleurs, dont la surmortalité a un impact négatif sur la production de miel de lavande. Des essais de dispositifs destinés à éloigner les abeilles de la “machine infernale” sont en cours, comme par exemple à Chamaloc le 02 août 2017 grâce au soutien financier du Crédit Agricole.

Cette  lavande cultivée est 100 °/° biologique et, une fois distillée en coopérative, son huile essentielle est utilisée dans les industries pharmaceutique et cosmétique. Actuellement, des tentatives de replantation et de semis directs de graines sont menés à partir de graines conservées précieusement depuis longtemps avec l’ espoir que les parcelles seront ainsi exemptes de “maladie”.

Sur les contreforts montagneux, tout particulièrement sur le versant sud du Puy,  qui entourent le plateau, se retrouve, en fonction de l’altitude et de l’exposition, l’étagement de la végétation avec des bois de pins et d’épineux  abritant une faune relativement riche. Au- dessus de 1200 m, la forêt laissait place jadis aux pâturages réservés à l’élevage des moutons qui a connu une période faste au siècle dernier. Aujourd’hui, ces zones de pâture régressent au profit d’une garrigue méditerranéenne (arbustes, pins, genévriers, buis, buissons).

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