Les tracteurs :

Le Mc Cormick Farmall Cub :

C’est assurément le premier tracteur arrivé à Lesches.

La famille Moulon avait envisagé de commander un Deutz mais avec la Guerre le projet avait dû être abandonné ; à la fin de cette période douloureuse, c’est finalement un Mc Cormick qui fut acheté. A cette époque-là il s’agissait d’un modèle américain d’importation puisque la fabrication française n’a débuté qu’en 1955 à Saint Dizier.

09.1950 La Plaine tracteur Mc Cormick

Le Vierzon

Il a été acheté, lui, par plusieurs agriculteurs dans un cadre original et précurseur, à savoir une  coopérative agricole soutenue par l’abbé Doublier.

Lors de son arrivée sur le Charel, il devint aussitôt l’attraction du village et tous les habitants vinrent le découvrir. Une fois le moment de fascination passé, déjà certains se demandèrent si l’investissement dans cette nouvelle machine serait amorti.

Bien sûr, il servit au labourage et aux travaux des champs, à Lesches et même dans les villages alentour jusqu’à La Motte-Chalancon, mais aussi au transport des jeunes de l’époque dans les vogues du coin, à Montmaur par exemple, tous assis sur la remorque, dans un bruit infernal qu’ils tentaient de couvrir de leurs chants joyeux.

Cliché d’août 1954. Au volant Roger Armand et assis Georges Reymond.

Cliché d’août 1954.

Au volant  Roger Armand et debout Georges Reymond.

Fonctionnement :

Le carburant était de « l’huile lourde » (huile de vidange…) contenue dans un réservoir situé sous la carrosserie et chauffée au chalumeau. En descente, suite au refroidissement, le moteur calait souvent et il fallait à nouveau chauffer…

Ce tracteur a fini sa vie à Crest en faisant tourner une pompe à eau.

Autres modèles :

Par la suite d’autres modèles plus performants ont remplacé les pionniers, Deutz, Volvo et autres Massey Ferguson ou Renault…

Les moissonneuses-batteuses :

Elles ont, elles aussi, changé la vie des agriculteurs.

A la fin des années 1950, le curé de Pont-de-Quart avait incité les villageois à acheter une moissonneuse-batteuse et autres matériels en coopérative mais la condition était de n’y faire participer que des catholiques !! Ce projet novateur occupait alors l’esprit des jeunes agriculteurs leschois mais préoccupait les villageoises comme en témoigne la lettre écrite par une Leschoise à sa cousine le 4 mars 1958 :

Lettre Mars 1958

 

… Et les Leschois protestants se regroupèrent pour acheter leur moissonneuse-batteuse!

 

Jean-Guy la moissonneuse

 

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