Lesches-en-Diois rue du détroit

 

Le nom de cette rue interpelle les visiteurs et les nouveaux-venus au village.

Le vieux mot français « eystrille » signifiant « passage étroit » pourrait suggérer que la rue a été dénommée « détroit » parce qu’elle est étroite.

Il n’en est rien et l’explication est donnée par la mémoire leschoise.

A l’extrémité ouest du village, coincée entre cette rue et la route départementale, un ancien corps de ferme attire l’attention par son cadran solaire.

Cadran solaire leschois

Restaurée au début du XXI ème siècle, elle tient lieu à présent de résidence secondaire.

Jusqu’à son rachat et ses transformations, elle appartenait à la famille Liotier dont les derniers descendants ont été Marie-Louise, dite Zizi, et son frère Camille. Par tradition, cette famille a toujours eu une double activité d’agriculteur-éleveur et de maréchal-ferrant – forgeron.

L’atelier, de plain-pied, était situé à côté de l’écurie et laissait entrevoir une belle forge avec son soufflet, son enclume et tous les outils propres à cette activité.

A l’extrémité est de cette imposante bâtisse était implantée une construction en bois ressemblant à peu près à celle des tableaux ci-dessous et appelée “détroit”mais aussi “travail” en langage plus professionnel.

Dans ce passage étroit, le maréchal–ferrant pouvait ainsi immobiliser les chevaux, les bœufs et parfois une vache pour mieux les « ferrer », c’est-à-dire tailler la corne du sabot de l’animal, ajuster à chaud le fer rougi dans la braise de la forge et le clouer ensuite sur la face d’appui du sabot.

Derrière les personnages situés à droite de la photo ci-dessous, un œil attentif peut apercevoir un morceau de ce fameux détroit.

Battage devant maison Camille vers 1940

 

 

 

 

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